TPG, CFF, Taxis, Uber, mouettes !

De nombreux transports publics

Genève a beau être une « petite » ville, elle peut se targuer d’avoir un réseau de transports en commun étendu et fonctionnant très bien (surtout si on compare à la RATP 🙂 !). Indubitablement le plus charmant: la mouette genevoise, qui se prend pour traverser la Rade lorsqu’on n’a pas envie de marcher ou d’être bloqué dans un bus TPG immobilisé dans un bouchon du Pont du Mont-Blanc...

Bateau mouette sur lac Léman à Genève
Mouette voguant sur le lac Léman et vue sur le Salève © Keystone

Les mouettes genevoises dépendent des transports publics genevois (TPG), ce qui signifie que les détenteurs d’un abonnement TPG (CHF 500.- / an pour l’abonnement Tout-Genève) peuvent emprunter les mouettes sans surcoût. Les enfants adorent, bien sûr, de sorte qu’il nous arrive, durant la belle saison, de faire des allers-retours dans la Rade simplement pour le plaisir de naviguer.

Bus et tram

Bus et trams sillonnent la ville et la campagne, la France voisine également, à une cadence très intéressante (plusieurs bus par heure au départ de la Mairie de Ferney-Voltaire aux heures de pointe). Nombre d’automobilistes (même les frontaliers !) ont choisi de passer au bus plutôt que de continuer à utiliser leur véhicule privé.

Bus 6 sur le Pont du Mont Blanc à Genève
Bus 6 sur le pont du Mont-Blanc © Keystone / Martial Trezzini

CFF… et Léman Express

Depuis le 15 décembre 2019, un nouveau moyen de transport a fait son apparition et vient soulager les routes franco-suisses: le Léman Express, un train qui commençait à fonctionner assez bien juste avant la période du Covid-19

Plan du Léman Express
Plan du Léman Express © Léman Express

Le plan du réseau est impressionnant, tout comme sa grille tarifaire que nous vous laisserons découvrir tranquillement ici. En effet, comme le relate la RTS, savoir quel tarif s’applique à quel trajet est loin d’être simple, comme on peut en juger en écoutant ce reportage.

Le Covid-19 a également bouleversé le Léman Express où des règles sanitaires différentes s’appliquent désormais que l’on voyage en Suisse ou en France, ainsi que le montre le tableau ci-dessous:

Tableau règles sanitaires à appliquer dans le Léman Express
Où l’on voit que le voyageur suisse est responsabilisé et l’usager français contraint… © Léman Express

Abonnement 1/2 tarif, abonnement général, carte junior…

La Suisse a une véritable politique de support des transports publics. Pour preuve, le maintien des cars postaux dans des régions où la demande ne correspond clairement pas à l’offre. Les cars postaux de montagne, par exemple, circulent souvent presque à vide… Mais le car postal fait partie de l’ADN de la Suisse (voir ces archives de la RTS) et, grâce au maintien de ce moyen de transport, l’utilisation de la voiture est découragé.

Avec l’abonnement 1/2 tarif (coût annuel CHF 185.-) qui permet d’acquérir des billets à moitié prix, voyager dans toute la Suisse est à la portée de la plupart des bourses. Pour les personnes travaillant à Genève et vivant dans le canton de Vaud, l’abonnement général permettant de voyager gratuitement partout en Suisse (coût annuel CHF 3’860.-) peut représenter une solution encore plus intéressante lorsque l’employeur prend en charge une partie du coût.

Taxis et Uber

Comme partout ailleurs, les taxis genevois subissent la concurrence de Uber. Mais Genève, par une décision communiquée à Uber le 29 octobre 2019, a interdit à Uber de continuer à faire travailler ses chauffeurs sans les considérer comme salariés. Uber va bien sûr faire recours, et entre temps rien ne changera pour les taxis…
A notre humble avis, il faut éviter les deux à moins de ne disposer d’aucune autre solution de transport (ce qui ne doit pas se produire si souvent que cela, n’est-ce pas ?). Vivent les transports en commun… et le vélo !