Des langues à l’administration
L’administration genevoise, la toute jeune Teresa Tirler ne s’y serait peut-être pas vue… Et pourtant, une quarantaine d’année plus tard, c’est là que la Genevoise travaille et s’épanouit. Tout a commencé à Genève. Enfant déjà Teresa est douée en langues. Ses parents, d’origine étrangère mais habitant la cité du bout du lac, lui transmettent la langue de Goethe et celle de Shakespeare. Elle maîtrisera au fil des années également le français à la perfection. A l’âge de 20 ans, sa destinée est donc toute tracée : elle sera traductrice !
Pour parfaire ses connaissances et étudier cette profession, elle quitte Genève et s’installe à Paris. Une période dont le souvenir est encore lumineux « J’étais jeune, je vivais librement. J’étais insouciante », se souvient-elle le sourire aux lèvres. Si jeune mais déjà si responsable. En effet, c’est à 21 ans que Teresa trouve l’amour et a son premier enfant, une petite fille. « J’ai dû arrêter mes études, ce n’était pas gérable ». Elle se tourne alors vers une autre formation plus accessible et obtient un BTS d’assistante de direction.
Treize ans plus tard, la parenthèse parisienne se referme. Teresa retourne à Genève. « Je recherchais des conditions professionnelles plus stables », explique-t-elle. Aujourd’hui, elle a trouvé sa voie. « Je travaille à la fois pour l’Université de Genève et pour un centre spécialisé dans l’éducation thérapeutique ». Maman de trois enfants, elle a trouvé son équilibre dans ces emplois à temps partiels. A l’évocation de son rêve inachevé de devenir traductrice, elle avoue exprimer certains regrets. Elle tempère néanmoins : « Dans le cadre de mon travail actuel, j’ai souvent l’occasion de faire des traductions ».
Comme quoi, rien n’arrive par hasard.

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