La vie post-Covid

Retour à la normale ?

A partir du 27 avril, Genève a commencé à se déconfiner doucement. Ce qui a droit à la réouverture (entre autres):

  • Restaurants (serveurs masqués, tables espacées)
  • Cabinets médicaux (conditions d’accueil très strictes)
  • Salons de coiffure (coiffeur et client masqué, désinfection de tout le matériel et mobilier entre chaque client)
  • Bibliothèques (conditions d’accueil très strictes)

Les enfants ont pu retourner à l’école à partir du 11 mai, mais pas tout à fait comme avant: pour certains, ils allaient à l’école à mi-temps (lundi et mardi ou jeudi et vendredi) quand d’autres faisaient des demi-journées (toutes les après-midis, comme ce fut le cas pour mes enfants). Mais ce retour à la « normale » a été progressif et aujourd’hui, 26 juin 2020, la situation est encore loin d’être comme elle l’était avant la pandémie…

La grande question du masque

Si, dans de nombreux pays voisins (France, Allemagne…) le masque est obligatoire dans les transports en commun et dans les commerces (et ce dès l’âge de 6 ans en Bavière), ce n’est pas le cas à Genève où à présent même les serveurs se sont débarrassés de leur masque. Cette situation inquiète les plus fragiles qui se sentent rassurés (à raison ?) face à une personne masquée, comme si le simple fait de porter un masque leur garantissait qu’il n’y aurait pas de risque de contamination…

La crainte de la deuxième vague

Alors que le nombre de cas flambe aux Etats-Unis et en Amérique latine, l’Europe se déconfine en tremblant devant le risque d’une reprise de la pandémie. En Allemagne, le nombre de contaminations record retrouvé dans labattoir Tönnies, à Gütersloh, a contraint les autorités a reconfiner partiellement plus de 600’000 personnes. Et en Suisse aussi, le nombre de cas remonte légèrement, même si on ne peut pas encore parler d’une véritable reprise.

Des changements inattendus

Mais à quelque chose malheur est bon: sachant que ce sont les conditions de travail des salariés des abattoirs qui sont responsables des contaminations massives retrouvées dans plusieurs abattoirs du monde entier, la décision qu’a prise la Suisse d’autoriser dès le 1er juillet l’abattage des boeufs au pré tombe à point nommé. Cela réduira la souffrance animale comme les boeufs ne connaîtront plus le stress du transport puis de la conduite vers les locaux d’abattage. Et le fait que la lumière ait été faite sur le conditions de travail de ces employés (souvent originaires d’Europe de l’Est, sous-payés, logés dans des baraquements insalubres) aura, nous l’espérons, également une incidence sur les futures réglementations indispensables à mettre en place. Néanmoins, cette méthode ne permet pas l’abattage industriel et risque donc de ne pas être choisie par tous les producteurs de viande…

Un été étrange

La réouverture progressive de l’espace extra-Schengen permettra à certains de recommencer à voyager hors de Suisse, même si les recommandations des autorités fédérales sont de privilégier les déplacements proches. Mais certains pays resteront fermés longtemps: Etats-Unis et Russie, par exemple, sont patriam non grata et le resteront probablement longtemps…