En vélo à Genève ? Pas toujours facile !

Cohabitation délicate avec les autres moyens de locomotion genevois

Il est vrai que Genève, petite ville sans pentes trop raides, semble à première vue idéale pour le cycliste même peu sportif. Or, Genève ne se pratique pas aisément à vélo, à moins d’habiter à proximité de la piste cyclable qui longe l’Arve. Tout le monde ne se sent pas à l’aise entouré de véhicules conduits par des automobilistes plus ou moins respectueux. Par ailleurs, les rails de trams qui ont la fâcheuse tendance de passer par toutes les rues que vous souhaitez emprunter sont également une source d’accident. Que les cyclistes passant par la rue de Carouge ou les Rues Basses et n’ayant jamais failli se faire projeter à terre parce que la roue de leur bicyclette se sera prise dans les rails du tram lèvent la main !

Le protecteur du cycliste: l’association Pro Vélo

Une armée de cyclistes (les « cycloterroristes« , comme les surnomment certains lecteurs-automobilistes de la Tribune de Genève) sont membres de l’association Pro Vélo. Celle-ci défend très efficacement la cause cycliste auprès des autorités genevoises. En effet, Pro Vélo tente par exemple d’imposer plus de pistes cyclables au lieu des bandes cyclables (intégrées dans les voies de circulation automobile, illustration d’exemple de la bande cyclable de la rue du XXXI Décembre, en haut de l’article) afin de garantir la sécurité des cyclistes. Comme la confusion est fréquente entre piste et bandes cyclables, cet article pourra vous éclairer à ce sujet.

Le vélo sauvé par le Covid-19 ?

Le vélo est le gagnant inattendu de la crise sanitaire. En effet, afin d’encourager le recours à la mobilité douce et libérer de l’espace dans les TPG, la Ville de Genève a décidé de créer, parfois ex-nihilo et dans des rues inadaptées, des bandes cyclables. Or, cette création a été réalisée presque du jour au lendemain. Cependant, cela a provoqué un dommage « collatéral »: des embouteillages monstres dans certains quartiers de Genève. Et les anti-vélo protestent inlassablement, notamment le directeur du TCS, comme le relève la Tribune de Genève dans son édition du 29 mai 2020. Bien sûr, le cycliste genevois, lui, est ravi qu’on lui offre des bandes cyclables de la taille d’une rue. A tel point que, bravant l’interdiction de manifester à plus de 300 personnes encore en vigueur à cette date, les adeptes de la petite reine sont allés défiler à la plaine de Plainpalais le 19 mai. Plus de 2’000 cyclistes enthousiastes ont été comptabilisés à cette occasion. Conclusion: le vélo genevois a de beaux jours devant lui !